Depuis quelque temps la presse écrite s’est malheureusement alignée sur la télévision et les « sujets de proximité » remplacent l’actualité internationale. Notre Dauphiné n’échappe pas à la règle avec des « unes » aussi passionnantes que celle du 23/9/07 intitulée « Trop de chats disparaissent » et illustrée par l’énorme photo en couleur d’un joli minou tigré…..Bref….
Heureusement, l’intérieur lui n’a pas changé et les articles intéressants foisonnent.
Ainsi la page Chéran- Albanais du 24 septembre nous informe côté Alby (noir ) sur "la restauration du marais de Meurat" à Cusy) tandis que le côté Rumilly (rouge) célèbre « l’assainissement pour un développement raisonné de la commune ». Deux sujets voisins en somme puisqu’il s’agit dans les deux cas d’une station d’épuration macrophyte aménagée sur un marais.
Concernant Cusy la STEP fonctionne depuis belle lurette et le contrat Natura 2000 signé avec l’Etat n’a pour objet que de sauvegarder les espèces originales et rares recensées. C’est très satisfaisant pour les écologistes que nous sommes. D’autant que, même si les élus semblent l’avoir oublié c’est grâce à l’intervention de « Cyclamen » et en particulier de l’ami Gilbert Collin que ce marais qui ne figurait même pas comme zone humide au POS de Cusy a été sauvé. A l’époque il n’était guère question de l’intérêt des ophioglosses et autres inules de Suisse puisque élus et techniciens râlaient dur devant les (modestes) contraintes supplémentaires que notre intervention leur avait imposé (voir sur le site la Lettre de Cyclamen n°4 d’octobre 2000) .
Le temps a passé, la restauration est en marche, c’est l’essentiel.
En est-il de même à Vaulx ? Car, en dessous de la photo qui montre le sous- préfet, le député, les sénateurs et le conseiller général inaugurant la STEP, on apprend que la réalisation de celle-ci a été contrariée un moment par la présence dans le ruisseau recevant les effluents, d’écrevisses à pattes blanches. Cette espèce autrefois si commune en Savoie est devenue maintenant précieuse à force de rareté.
L’article conclut en louant l’énergie et la volonté des élus pour venir à bout du projet de STEP mais ne nous dit pas comment on a sauvé (on peut quand même espérer qu’elles ont été sauvées) les écrevisses à pattes blanches. Ainsi les pauvres crustacés ne sont présentés que comme un contretemps et une charge pour la collectivité. Il faudra attendre un gros dossier bien lourd avec des financements extérieurs, européens de préférence, pour qu’on les félicite d’être encore en vie.
C’est sans doute pour ça que la commune de Vaulx n’en est encore qu’au stade du « développement raisonné » !